Le vernis

    Le vernis confère à l’instrument une protection contre les agressions climatiques, les variations hygrométriques et thermiques, les parasites comme les insectes xylophages, et certains champignons.
Contre les dépôts de colophane sur les violons, violoncelles, ou les contrebasses jouées à l’archet, endommagés «in fine», par la friction répétée du brin sur les cordes, ainsi que le musicien, par contact d’oxydation.

    Outre la protection qu’il donne, il ne faut pas que la résistance ou l’inertie de celle-ci nuisent à la production du son, elle doit être fine, souple, légère et résistante, afin qu’elle n’entrave pas les vibrations du bois d’harmonie et qu’elle offre sensiblement le même degré de porosité.
    Mélange de résines plus ou moins sèches, de liants plus ou moins siccatifs, de couleurs incorporées, le tout dissout dans un «véhicule», servant à étendre le mélange sur le support préalablement «bouche-poré», et qui après évaporation, laissera une couche fine et uniforme de résine.
    Plusieurs solvants sont utilisés, les essences (térébenthine, lavande...), l’alcool ou «esprit de vin» et les huiles grasses.


Le vernis à l’alcool:

    Ce vernis offre d'excellents  résultats, quand à la protection, la légèreté et la couleur, mais en général reste trop «sec» et très fragile, il tend à astreindre et enfermer le son.
    Il fut beaucoup utilisé dans l’école française du 18 éme siècle qui chercha à imiter la facture et l’apparence des violons italiens. On l’utilise encore du fait de sa simplicité d’emploi, mais n’est plus guère utilisé que pour les guitares et certaines «reprises» de vernis.
    Gommes laques: blonde, cerise, ou fine orange, soluble à l’alcool, composent l'essentiel des gommes utilisées aujourd’hui, astra, platina, éléphant..., additionnées de certains baumes (benjoin, élémi...) modifieront sa souplesse et son brillant.


Le vernis à l’essence:

    Apparu au 19 ème siècle, il présente l’avantage d’être facile à l’emploi, du fait de sa faible siccativité, de se teinter facilement avec un grand nombre de colorants, et nécessite peu de couches.
    A contrario son poids excessif entrave et bride les vibrations, et sa faible porosité «consomme» une partie de la puissance de l’instrument, il faut donc comme au «tampon» procéder à un polissage soigné entre chacune d’entre elles.


Le vernis à l’huile:

    Issu de la renaissance et utilisé dans la lutherie italienne du début du 16ème siècle jusqu'au milieu du 18ème.
    Les résines utilisées sont en général des gommes dures comme la sandaraque, le mastic en larmes, le dammar ou les copals, que l’on incorpore dans les essences par simple pyrolyse.
    L’association de plusieurs résines permet de créer des effets de transparence et de dichroïsme suivant l’incidence de la lumière. 
    De fines couches successives de la plus claire à la plus teintée, qui lui donneront sa coloration finale, renforcée par la diffraction de la lumière naturelle à travers les couches de densité différente.
    L’essence de térébenthine qui sert de «véhicule», laissera après évaporation une oléorésine souple, légère et poreuse, qui n’entravera pas les vibrations et laissera respirer la matière.

Les vernis Modernes:

    Le vernis cellulosique:
      Vernis à base de gommes laques et une certaine proportion de cellulose ou nitro-cellulose.
 Il donne un très beau brillant et est plus résistant que le vernis au tampon.
     Application au tampon ou pistolet HPLV, Le ponçage doit être rigoureux et irréprochable entre deux couches afin de parfaire le poli et la profondeur finale.
Très souple, peu lourd et relativement facile d’utilisation, il est de moins en moins utilisés de nos jours à cause de son impact sur l'environnement. 

    Le vernis polyuréthane:

    Le «PU» est largement utilisé dans l’industrie de l’ameublement , de la peinture, de l’ébénisterie , la carrosserie, appliqué au pistolet en laque ou vernis.
    Employé aussi pour la lutherie haut de gamme, translucide de haute brillance à «effet miroir»  fort pouvoir couvrant, mono ou bi-composants, il offre une haute protection contre l’humidité, les chocs et les rayures, il possède un champs d’action aux possibilités illimitées en termes, d’épaisseur, de dureté, d’élasticité ou mêmes l’incorporation de teintes et couleurs.
Là aussi un égrenage minutieux est essentiel entre  les deux première couches ( 2 couches + une finale), ce qui augmentera l’effet de dichroïsme désiré.
    Il laisse au bois d’harmonie ( surtout les Palissandres, les Acajous, les cèdres, l’érable...) toutes ses propriétés acoustiques et reste un bon compromis entre: qualités sonores et longévité.Luthier_guitare.htmlshapeimage_2_link_0

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